
Le spectaculaire décrochage commercial de l’avenue du Général Leclerc a déjà fait l’objet de plusieurs articles de presse dont un article de Pernety 14 (cliquez ici) consécutif à notre rencontre de l’automne dernier avec Thierry Véron qui préside l’Association des Commerçants et Artisans de l’Avenue du Général Leclerc à Paris 14ème (ACAGL14). Le dynamique responsable associatif a depuis adressé à la Mairie du 14ème un courrier pour l’alerter une nouvelle fois sur la situation catastrophique des commerces de son avenue de prédilection et proposer des solutions simples et faciles à mettre en oeuvre pour tenter d’y remédier. Un courrier malheureusement resté à ce jour sans réponse…
Le symbole du conteneur abandonné
Par un bel après-midi de juillet 2025, les résidents, commerçants et usagers de l’avenue du Général Leclerc ont eu la très désagréable surprise de voir soudainement apparaître au n° 31 de l’avenue un conteneur à l’esthétique très discutable destiné à accueillir un bar snack proposant de la nourriture indienne à emporter. Installé sans concertation aucune, le conteneur, qui ne dispose pas de l’eau courante et qui n’était pas jusqu’à il y a quelques jours alimenté en électricité, trône inexploité depuis plus de six mois à l’endroit même d’où avait été retiré un abri bus qui obstruait la visibilité des véhicules sortant de l’immeuble voisin constitué de 400 box destinés au stationnement. Voilà peu ou prou en quoi consiste le bilan de la Mairie du 14ème arrondissement en matière de commerce dans une artère jadis aussi active que les Champs-Elysées ! Amateurisme ou je-m’en-fichisme, chacun jugera comme il voudra…

Une Mairie du 14ème aux abonnés absents
Car, pendant ce temps-là et en attendant que la Mairie du 14ème ne veuille bien répondre au courrier du 12 décembre 2025 que lui a adressé Thierry Véron (cliquez ici), les commerçants languissent de recevoir des clients dans leurs boutiques dont le taux de vacance atteint aujourd’hui 29% (!) (et non pas 10,2% comme annoncé dans la presse par les autorités municipales). “Certains magasins nous font remonter l’information qu’ils passent des journées sans voir un client”, déplore le président d’ACAGL14 dans sa missive. Il ne manque pas de faire remarquer que l’avenue du Général Leclerc constituait avant ses modifications de voirie un pôle commercial attractif notamment pour la clientèle de banlieue. D’où l’urgente nécessité de mieux signaler aux automobilistes le parking de la porte d’Orléans sur lequel Madame la Maire a autorité et de le rendre gratuit pendant une période à définir pour tout achat chez les commerçants du quartier Général Leclerc. Un autre aspect des difficultés rencontrées par les commerçants est le niveau excessivement élevé des baux commerciaux dont ils doivent s’acquitter. Il était prévu qu’une réunion rassemblant autour d’une même table les services de la Mairie, les bailleurs et les associations de commerçants soit organisée au plus vite pour poser les jalons d’un accord possible entre tous, mais rien ne semble là non plus avoir bougé en ce sens… Le taux très élevé de la redevance d’occupation de l’espace public qui oblige certaines brasseries à payer des sommes astronomiques (jusqu’à 40.000 euros !) et qui est également entièrement à la main de la Mairie doit enfin lui aussi être urgemment questionné. Thierry Véron n’a nullement l’intention de désarmer. Il était déjà à la manoeuvre il y a quelques années pour tenter de faire installer Castorama dans les anciens ateliers Peugeot. Il s’active aujourd’hui à recevoir les candidats à la Mairie de Paris à la Fédération des associations des commerçants et des artisans de Paris (FACAP75) pour les sensibiliser aux très grandes difficultés rencontrées par les commerçants et continuer à être force de proposition pour un quartier auquel il restera bien sûr jusqu’au bout fidèle et attaché.
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