
“Tous ces petits moments magiques / De notre existence / Qu’on met dans des sacs plastique / Et puisqu’on balance”, chante Alain Souchon. Comme Daniel Chenot, François Meyer s’attache à immortaliser les fugaces instants poétiques de notre vie quotidienne avec son appareil photo. En popularisant son oeuvre de photographe amateur sur l’un des deux groupes Facebook de Paris 14ème (cliquez ici), il a su, par sa sympathique et attachante personnalité, nouer un lien particulier avec les Quatorziens qui continuent de l’acclamer et de le réclamer. Rencontre au Café Plaisance autour d’un verre.
Un personnage du 14ème
François Meyer est venu très armé à notre rencontre : des cartons entiers de photos, un roman (Affaires étrangères de Jean-Marc Roberts) dont il nous dit qu’il raconte une histoire qui ressemble beaucoup à sa vie, et énormément de choses à raconter… D’emblée, en nous proposant de partager avec lui une pizza, il nous offre trois tirages en format 20 x 30 de photos qu’il nous a très gentiment dédicacées. Il nous faudra également beaucoup nous battre pour payer notre propre tournée de 1664… A Pernety 14, on aime les personnages, et François en est assurément un. Il pourrait nous raconter pendant des heures les multiples péripéties de sa vie professionnelle si nous ne devions l’interrompre pour recentrer le débat autour de ses photos dont les trois qui illustrent cet article sont peut-être ses trois “Meyer”.
1. “L’Enfant aux Oiseaux”
“C’est cette photo que j’aime le mieux, nous dit François. J’avais remarqué sur la place Brancusi ce petit garçon habillé “à l’antique” qui était en train de donner du pain aux pigeons. Une fois ma photo prise, je me suis rapproché de lui pour lui parler et il s’est alors écrié en direction des pigeons : “C’est tout pour aujourd’hui, à demain !””. Une belle tranche de poésie photographique que le conservateur en chef de la BnF chargé des Estampes et de la Photographie va lui conseiller d’intituler L’Enfant aux Oiseaux. “C’est très joli, c’est le titre qui convenait”, approuve François.

2. “Les deux fillettes de la rue Boulard”
Parmi les autres clichés que François nous propose, nous aimons aussi beaucoup Les deux fillettes de la rue Boulard, une photo prise de la place Jacques Demy qui laisse apercevoir la peinture murale dédiée au célèbre cinéaste-réalisateur français pour plonger sur la rue Boulard où deux très jeunes filles déambulent dans un écrin de couleurs et de jeux d’ombres et de lumières qui forment un tout très harmonieux. “Les fillettes se disent leurs secrets, ne sachant pas encore – car elles n’ont pas encore fréquenté les classes de philosophie – qu’un secret n’est plus un secret dès lors qu’on le raconte”, commente le photographe amateur.
3. “Les reflets du sol mouillé un jour de pluie rue Raymond Losserand”
Enfin, un cliché de la rue Raymond Losserand un jour de pluie. La légende de la photo se suffit à elle même.
