Elbéger, pour ouvrir une fenêtre vers l’abstraction lyrique

Le stand d’Elbéger sur le Marché de la Création Edgar Quinet

C’est une gageure pour un esprit concret et aptère comme le notre de parler abstrait – a fortiori d’abstraction lyrique. A l’invitation de notre ami artiste peintre Vincent Marshall, nous sommes pourtant allés à la rencontre d’Elbéger qui expose tous les dimanches sur le Marché de la Création Edgar Quinet. Comme on n’apprend pas à miauler à un chien, il a fallu de très longues semaines de gestation pour que de cette rencontre provoquée naisse un article de blog.

Energie et lumière

“La vérité est dans l’émotion”, telle est la devise d’Elbéger de même que le slogan de son site internet très complet (cliquer ici) qui est divisé en autant de sections qu’il y a de sources à son inspiration. Arrêtons-nous d’abord à la section People  dont les oeuvres pseudo figuratives constituent une transition vers le pur abstrait. “Les people est une collection que j’ai bâtie en 2017-2018, nous précise Elbéger. Je me suis appliqué à peindre des silouettes en essayant d’y intégrer une dimension spirituelle par la représentation lumineuse d’une énergie qui tend à les rapprocher des icônes religieuses. J’en ai beaucoup vendu avant de décider de passer à autre chose”.  Dans le même registre pseudo-figuratif, l’artiste peintre peut également s’inspirer de paysages – parfois champêtres, le plus souvent marins.  Mais les dernières années de sa production picturale l’ont poussé vers toujours plus d’abstraction. “Ce à quoi je tends, c’est à la restitution d’une énergie que je puise dans la gestuelle au moment où j’exécute mes tableaux et dans la lumière que j’utilise sur des fonds clairs obscurs ou foncés et qui, associée au mouvement et accentuée par lui, va donner toute leur force à mes oeuvres”, nous explique Elbéger qui ne manque pas d’ajouter humblement que chacun est bien sûr libre d’y voir ce qu’il veut.

Un homme – Catalogue raisonné n°186 – Acrylique 60x30cm – 2018 – Non disponible

Georges Bataille et Zao Wou-Ki

Pour nous initier à l’abstraction lyrique, l’artiste peintre évoque devant nous le nom de Georges Mathieu qui en est l’un des pères. Ses oeuvres les plus connues du grand public sont la pièce de dix francs de 1974, le logotype d’Antenne 2 de 1975 et plusieurs timbres postaux restés célèbres. Mais le peintre dont il se rapproche le plus est sans aucun doute le peintre chinois Zao Wou-Ki qui est bien connu des Quatorziens puisqu’il a longtemps vécu dans la rue Jonquoy qui donne sur la rue Didot dans le quartier Pernety.  “Ce ne sont pas forcément des artistes que je connaissais avant que je me mette moi-même spontanément à peindre. Je ne les ai découverts que par la suite même si on me prête souvent leur style, nous précise Elbéger. Je suis allé voir les oeuvres de Georges Mathieu au Musée de la Monnaie de Paris et j’ai découvert Zoa Wou-Ki dans des livres d’art. Ce dernier m’a littéralement “réveillé”. J’adore son approche très très recherchée de l’abstraction, la lumière et l’énergie que dégagent ses oeuvres et son affranchissement total de tous les carcans de la peinture”. Rien ne remplace bien sûr une visite au stand d’Elbéger pour vous aussi vous ouvrir une fenêtre (voire une porte) vers l’abstraction lyrique.

Cliquez ici pour accéder au site d’Elbéger.

Abstract n°3 – Catalogue raisonné n°212 – Acrylique 38x46cm – 2020 – Disponible

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